Analyse, recherche et étude du site

Il est donc tout naturel d’effectuer des mesures scientifiques. En effet, plus celles-ci sont réalisées tôt, plus le projet pourra évoluer rapidement.

Plusieurs corps de métiers peuvent être impliqués dans ces démarches :

  • Des géomètres, pour avoir des données précises sur le site :
    • définir le périmètre du site : mesures précises, géo-localisées au GPS au centimètre
    • positionner exactement les ruines
  • Des spécialistes en prospection géophysique, pour révéler ce qui se trouve dans le sol et que l’on ne voit pas àl’œil nu, et ainsi s’assurer que des ruines ou autres vestiges de valeur ne se trouvent pas enfouis sous le site
  • Des spécialistes en prise de vue par drone, pour numériser l’environnement étudié afin de faciliter la reconstitution : ils fournissent des données détaillées sur le volume des ruines, et peuvent révéler des choses que l’on ne voit pas en étant au sol
  • Des spécialistes en numérisation du terrain par LIDAR : un avion survole le terrain pour étudier le relief et faire un modèle numérique de terrain

Le choix des différents types de professionnels impliqués dépend bien sûr des moyens financiers, mais aussi de la pertinence des résultats des mesures pour l’avancement du projet : chaque corps de métier apporte de l’information supplémentaire, il faut donc s’assurer que celle-ci est bien utile.

En plus de ces métiers de « terrain », des historiens et consultants culturels sont également impliqués, dans le but de réaliser des recherches documentaires et scientifiques, mais aussi pour compiler et interpréter les données fournies en amont. En effet, les collectivités territoriales disposent généralement de peu de contenu historique fiable à ce stade du projet : les témoignages d’habitants constituent une base de travail intéressante, mais ils demeurent insuffisants sur le plan scientifique. Or, pour des projets de reconstitution historique, la caution scientifique est primordiale pour la crédibilité de l’installation. On cherche alors à s’appuyer sur des écrits, notamment des livres (parfois modernes mais dont les auteurs ont fait l’effort de s’appuyer sur des faits historiques). Pour les autres types de projets, les contenus culturels sont élaborés en lien avec des structures référentes et sont validés par le comité de pilotage. Tout au long du projet, l’équipe de REOVIZ s’assurera donc que le contenu qui sera développé sera bel et bien validé par un référent scientifique (historien, archéologue ou consultant culturel).

À l’issue de ces différentes recherches, des plans et fiches détaillés sont remis à l’équipe de REOVIZ, qui peut alors débuter la reconstitution, avec le plus d’exactitude possible.